Conférence ENERGIE : présentation des intervenants

Notre conférence "Le mix énergétique du futur… quoi et quand ?" c'est demain !

Rendez-vous sur notre chaîne youtube pour le LIVE avec Gregory de Temmerman demain (mercredi 15 avril) puis mercredi prochain (22 avril) pour le live questions/réponses avec les intervenants.

Présentation de nos invités

  • Gregory De Temmerman

Je suis physicien dans le domaine de la fusion nucléaire, spécialiste des matériaux en conditions extrêmes. Le but de la fusion est de recréer sur terre le procédé se produisant au cœur des étoiles pour générer de l’énergie sur terre. Mes recherches sont pluridisciplinaires, à l’interface entre science des matériaux, physico-chimie des surfaces et physique des plasmas. La fusion est un processus complexe, nécessitant de porter un gaz à une température de 150 millions de degrés et de le confiner dans une enceinte sous vide à l’aide de champs magnétiques très intenses. Les matériaux sont alors soumis à des sollicitations thermiques et mécaniques extrêmement importantes. Développer des matériaux pouvant survivre dans ces conditions est une condition nécessaire à la maitrise de la fusion.

Ayant obtenu un diplôme d’ingénieur chimiste, je réalise ensuite une thèse en physique expérimentale à l’université de Bâle en Suisse. J’ai ensuite travaillé dans différents pays (USA, UK, Pays-Bas) sur des thématiques liées aux modifications de surface par traitement plasma, avant de rejoindre le projet ITER en 2014 en tant que coordinateur scientifique en charge des études d’interaction plasma-parois. J’ai publié plus de 200 articles dans des revues scientifiques à comité de lecture. Passionné par les questions énergétiques, je réfléchis aux questions de temporalité et de faisabilité d’un changement majeur de notre société thermo-industrielle.  Être un physicien reconnu n’implique pas d’être un expert sur tous les sujets scientifiques, mais n’empêche pas non plus d’avoir des choses intéressantes à dire sur des sujets différents de son expertise principale. Je pense que les scientifiques, de par leur sérieux et leur capacité d’analyse, doivent jouer un rôle actif dans la nécessaire transition énergétique et écologique.

 

  • Matthieu CAMPS, Responsable du pôle Transition énergétique & Ecologie urbaine, présente le Parc du Luberon :

Au cœur de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Parc naturel régional du Luberon est un espace vivant et préservé qui s’étend sur 185 000 hectares, répartis sur 77 communes : 51 communes en Vaucluse et 26 communes dans les Alpes-de-Haute-Provence.
L’épine dorsale de ce territoire est le massif du Luberon. Il s’étire d’ouest en est sur 75 km entre Cavaillon et Forcalquier et culmine à 1 125 m au sommet du Mourre Nègre. La combe de Lourmarin relie le nord et le sud du territoire, elle sépare le Petit Luberon, à l’ouest, du Grand Luberon, à l’est. Vers le nord, le Parc du Luberon englobe une partie des Monts de Vaucluse. Vers le sud, c’est la Durance qui en forme la limite géographique et administrative sur plus de 105 km entre Lurs et Cavaillon. Situé aux carrefours des influences climatiques méditerranéennes et montagnardes, ce territoire se caractérise par une mosaïque de reliefs, de paysages et de milieux naturels, résultat du substrat géologique, du climat, de l’activité humaine, agricole et pastorale.
C’est aujourd’hui un espace vivant, peuplé de 176 500 habitants.

Les Parc naturel régionaux de France ont pour slogan « Une autre vie s’invente ici ». Transition énergétique, relocalisation de l’économie, circuits courts, déplacements doux, participation de la population, autant de concepts qui, s’ils résonnent de nos jours un peu partout, ont depuis longtemps été expérimentés et développés au sein des Parcs. 40 ans après sa création en 1977, le Parc naturel régional du Luberon continue de prôner un développement équilibré de son territoire rural, basé sur le respect de son patrimoine naturel, culturel, paysager.

Nos valeurs et fondements s’incarnent dans :
– un territoire rural fragile économiquement et riche d’un patrimoine (naturel, culturel, paysager) exceptionnel ;
– une volonté locale et un projet de territoire, la charte, librement négociée (une démarche ascendante) conciliant économie et environnement, Homme et Nature ;
– une gouvernance originale associant élus, acteurs socio-professionnels et associatifs, habitants ;
– un lieu de concertation, de médiation entre des intérêts parfois divergents.

En matière de transition énergétique, le Parc du Luberon développe des actions depuis plus de 15 ans : accompagnement des collectivités territoriale à maitriser leurs consommations énergétiques (programme SEDEL Services Energétiques Durables en Luberon), conseil aux particuliers avec la Plateforme de Rénovation Energétique, programme d’actions « Territoire à Energie Positive Pour la Croissance Verte », protection du ciel nocturne et lutte contre la pollution lumineuse, accompagnement au développement et à l’usage des énergies renouvelables dans le respect de la Charte du Parc, partenariat avec les intercommunalités sur la mobilité (lancement cette année du projet « Luberon Labo Vélo »). »

 

  • Fabien Espeut 

Ingénieur de formation, j’ai travaillé dans le domaine de la géophysique pendant plus de 12 ans. Poussé par l’urgence climatique et la nécessité de mettre en place des solutions concrètes sur le terrain, j’ai entamé une reconversion en 2018 pour devenir installateur de panneaux solaires photovoltaïques.

Je suis porteur du projet Solarscop qui vise à développer l’autoconsommation énergétique à partir du solaire photovoltaïque.

Nous vivons dans un département qui possède l’un des plus forts potentiels en terme d’énergie solaire de France. Il existe des solutions pour que particuliers et PME bénéficient directement de cette abondante ressource. Je souhaite en faciliter l’accès.

En effet un des problèmes principal de l’autoconsommation photovoltaïque provient  du  décalage entre les phases de productions et de consommation. Le défi technique, pour que l’autoconsommation soit réelle est de faire correspondre au maximum les courbes de production et de consommation.
Mon projet vise à développer les solutions pour répondre à ce problème : grâce à  la modifications des habitudes de consommation, on peut citer par ex la production d’eau chaude sanitaire qui peut facilement être déplacée en journée lors du pic de production, on peut également mettre en place de moyens de stockage qui permettent d’utiliser le surplus d’énergie la nuit ou qd il y a du mauvais temps.
On peut aussi envisager de travailler à une échelle plus large : celle d’une quartier ou d’un immeuble afin de mettre commun le site production et mieux repartir les besoins de consommation.
C’est tout cette expertise que Solarscop souhaite mettre à disposition du plus grand nombre.
 Les enjeux du changement climatique rendent impératif l’amorce d’une transition énergétique vers des énergies renouvelables. Les moyens permettant une autoconsommation existent et doivent être coordonnés et développés pour s’adapter à notre mode de vie ainsi qu’à des besoins futurs : notamment la mobilité électrique.

À demain !

L'équipe DLV2030

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